| Les
châssis alu à RPT sont constitués de 2 demi-profils. Sur
lequel doit on fixer la patte ? |
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Pour les menuiseries à frappe sur l'un ou
l'autre à certaines conditions:
Les fixations peuvent se faire uniquement sur l’un des
profilés constitutifs du dormant
RPT.
Cette disposition n’est cependant possible que si ce profilé est tubulaire et si les assemblages d’angles du
dormant comportent un dispositif (équerres, blocs, plots, etc.) transmettant les efforts des traverses aux montants
et réciproquement.
De plus cette disposition n’est possible que si le poids de chaque ouvrant ne dépasse pas 100
daN.
Dans le doute il est préférable de se fixer sur le
demi-profil intérieur.
Pour les coulissants:
Les
équerres de fixation doivent impérativement recouvrir les 2
demi-profils.
Si la structure du demi-profil intérieur le permet (présence
d'une gorge pour clameaux) il faut de préférence y fixer la
patte.
Si la gorge pour clameaux n'est située que sur le demi-profil
extérieur il faudra donc s'y fixer en veillant à ce que la
patte soit assez longue pour aller recouvrir le demi-profil
intérieur.
Mais dans les 2 cas, il sera créé autant de ponts thermiques
que de pattes de fixation.
Il faudra isoler les pattes avec des cales de pont thermique.
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| Les
portes-fenêtres nécessitent elles des fixations différentes
? |
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Non...mais :
Pour les raisons vues précédemment, les pattes de périphérie
n'ont pas à être différentes sur les portes fenêtres.
Par contre, ces menuiseries subissent des contraintes supplémentaires
par rapport aux fenêtres simples.
L'appui
doit être renforcé (la norme de 100 DAn est un strict
minimum dans ce cas)
Si il s'agit d'un coulissant, les résonances générées
par les chocs dus aux ouvertures et fermetures
créent des dégâts aux habillages intérieurs.
Ce type de menuiserie demande donc une fixation renforcée.
Nous préconisons dans ce cas :
-
D'employer des pattes de fixation classiques en
périphérie de la menuiserie.
- De renforcer les 2
montants en ajoutant simplement des pattes
de renfort à gousset .
L'emplacement de ces pattes est visible sur cette photo.
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| Pour
quelles raisons la fixation par patte+clame est elle meilleure
que les autres ? |
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Le système par patte et clameau
permet :
1) Par rapport au vissage direct (sur une menuiserie PVC):
Une meilleure
résistance au vent.
En effet, sauf dans le cas où la menuiserie est équipée
d'un renfort métallique
, la vis ne traverse que 2
cloisons de PVC .
Le couple de serrage de cette dernière sera donc très inférieur
à celui de l'écrou cranté équipant un clameau.
2) Par rapport à une patte à
clipper pré-formée,
le système de clameau offre:
Des réglages plus précis qu'avec la compensation
par cale-fourchette.
Le châssis s'adapte mieux aux imperfections de la maçonnerie
et ne subit pas de contraintes mécaniques.
Une meilleure tenue au vent.
En effet la compensation par cales fourchettes présente 2
inconvénients :
- Elle éloigne la patte de la maçonnerie.
- Les cales-fourchettes ne couvrent pas toujours toute
l'aile de la patte.
Ces 2 facteurs augmentent fortement l' effet
de levier .
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| Quel
matériau est utilisé pour la fabrication des pattes de
pose ? |
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Selon les recommandations du CSTB les pattes de fixation sont
fabriquées en acier de nuance DX 51D selon la norme NF EN
10142 et EN 10214.
La limite d'élasticité (Re) de cette qualité acier est de
140 MPa minimum.
La résistance à la traction (Rm) varie de 270 à 500 MPa.
La
protection anticorrosion est assurée par galvanisation Z 275
(soit 275 gr/M2) selon la norme NF EN 10-142.
La galvanisation à chaud c'est à dire zingage par immersion
dans le zinc en fusion offre une double protection:
Une protection physique : la tenue à la corrosion du revêtement
de zinc crée une sorte de barrière ou d'écran.
Une protection électrochimique : le pouvoir sacrificiel du
zinc provoque un effet cathodique en cas de chocs et de
rayures au revêtement, la protection étant, pour
une part, interne au métal.
La différence de potentiel existant entre le zinc et
l'acier permettant ainsi au zinc de se
"sacrifier" en se corrodant à la place de l'acier,
ce dernier étant cathodique par rapport au zinc.
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| Comment
éviter les ponts thermiques sur les châssis alu ? |
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Les
exigences du DTU 36.5 :
Pour
les fenêtres aluminium à rupture de pont thermique, la
conception des fixations et de l’environnement de la
menuiserie ne doit pas entraîner la création de pont
thermique par contact métallique direct.
Pour
les coulissants, les fixations ne peuvent se faire uniquement
sur l’un des profilés constitutifs du dormant RPT.
Les
pattes de fixations doivent donc recouvrir les 2
demi-profilés, créant ainsi autant
de ponts thermiques
que de pattes.
Il
faut donc isoler la patte coté
dormant
avec
une cale pour rupture de pont thermique d’une épaisseur
de 5 mm en un matériau dont la conductibilité est inférieure
à 0,4 W/(m.K).
Voir
le produit
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Les fixations sont elles
différentes pour les Bâtiments Basse Consommation ?
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Oui
Dans les cas d'isolation par l'extérieur les pattes de
fixation seront nécessairement
différentes car on ne parle plus de "rattrapage d'isolation"
pour lequel les pattes classiques sont conçues.
Dans les cas d'isolation par l'intérieur, le froid
sera transféré tout près du nu intérieur de la pièce par
la patte de fixation.
Il
est ainsi créé autant de zones
froides
que de pattes.
Celles
ci se voient distinctement quand est réalisée une
thermographie de menuiserie posée.
Pour
obtenir le label
BBC - effinergie les
constructeurs de Bâtiments Basse Consommation refusent ces
zones froides créées par les pattes de fixation.
La
solution est donc d'isoler la
patte en amont
avec une cale pour rupture de pont thermique.
Voir
le produit
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En quoi le DTU 36.5
modifie t'il la norme pour les pattes de fixation ?
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Extrait du DTU 36.5 concernant les pattes de fixation
Les
pattes de fixation sont métalliques et peuvent être renforcées,
en cas d’emploi de tôle de faible épaisseur, par la mise en
forme d’une ou plusieurs nervures en angle ou par un gousset
rapporté.
L’une des branches de la patte de liaison constitue l’aile
d’appui sur la structure porteuse, l’autre, l’aile
d’appui pour le chant du cadre dormant de la fenêtre. Les
ailes comportent des usinages (trous, lumières, crevés,…)
permettant leurs fixations au support et leurs réglages.
L’efficacité des fixations ne doit pas être altérée
sous l’effet de vibrations normalement prévisibles. Les
fixations ne doivent pas entraîner de déformation supérieure
à 1 mm de l’élément fixé.
La résistance admissible des pattes de fixation, en tenant
compte de l’emplacement de leurs fixations, doit être au
moins égal à la charge maximale supportée en œuvre.
Cette résistance admissible doit être marquée sur les
pattes.
Le
fournisseur des pièces doit être en mesure de fournir les
justificatifs expérimentaux (justificatif obtenu à l’aide
d’appareils étalonnés par un organisme agréé) permettant
de déterminer la résistance admissible de ces produits.
Les valeurs déterminées par ces tests
et qui seront marquées sur les pattes doivent
tenir compte d'un coefficient d'incertitude de 2.
Depuis le 1er juin 2010 la Résistance
Admissible est marquée sur les pattes DELDI. Dans un
souci de partialité tous nos tests ont été réalisés dans un
laboratoire indépendant agréé.
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Les
schémas explicatifs de cette page sont issus du cahier 3183
édité par le CSTB
sauf pour les cales d'isolation (BE Deldi) |
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